Divers

Où il est question de Palétuvier et de Roses 2/2

[Suite de cet article]

– La Rose de Jéricho –

Adepte du hoodoo (et de tout ce qui marche pour moi), j’étais entrain d’éplucher mes ouvrages et internet quand cette plante à piquer mon intérêt.

Sous le nom de Rose de Jéricho, on trouve deux plantes : l’Anastatica hierochuntica (Afrique du Nord et Sud Ouest de l’Asie) qui, lorsqu’elle se retrouve privée d’eau, se recroqueville en une petite boule grisâtre toute sèche, protégeant ses graines et gardant ses racines bien enfoncer dans le sol. Elle peut ainsi attendre longtemps que l’eau revienne pour s’épanouir à nouveau.
L’autre plante est la Selaginella lepidophylla. On la trouve dans le désert mexicain et contrairement à l’Anastatica, elle n’a pas besoin de garder ses racines dans le sol. Bien au contraire, elle laisse le soin aux vents de l’emporter vers des contrées plus clémentes pour elle et ses petites graines :). C’est cette dernière qui m’a le plus intéressé car faisant un méga écho à ma situation.

« Adaptée au milieu désertique, la Rose de Jéricho possède la capacité de pouvoir se passer d’eau durant une période de plusieurs ans en se desséchant. Pendant de longues périodes, cette rose vit et se reproduit dans des régions désertiques, comme une plante normale, jusqu’au moment où elle ne supporte plus les conditions. Lorsque les fleurs et les feuilles sont mortes, et la plante a complètement séché, les tiges se retirent, formant une boule. Les racines lâchent et le vent du désert emporte la plante, jusqu’à ce qu’elle trouve un nouvel endroit humide où elle peut continuer à pousser. La boule se déploie et jette ses graines, qui vont germer. Lorsque ces jeunes plantes reçoivent de l’eau, elles vont très vite bourgeonner.

On pourrait dire que cette plante « étudie » son environnement puisqu’elle ne s’arrête pas nécessairement au premier endroit humide. Elle attend de ressentir si l’environnement est approprié à sa survie ; sinon, elle poursuivra son voyage. »*

Je me suis permise d’en acquérir une et j’ai pu observer avec un émerveillement enfantin le miracle de cette plante reprenant vie en la posant simplement sur une coupelle d’eau. (Il faut tremper juste les racines et pas plus de 7 jours au risque qu’elle pourrisse. Ensuite, on la laisse se déshydrater à nouveau complètement.)

Cela fait plusieurs jours maintenant qu’elle s’est ouverte et a repris son beau vert profond. Cependant, des parties entières d’elle restent « mortes » ou atrophiées. Cela m’a fait penser aux coups que l’on prend, nos blessures, ce que l’on choisit de garder de ces expériences, ce qui nous marque à jamais, ce qui ne sera pas régénéré. Au-delà de ça, cette plante me fait réfléchir à nos vies antérieures, à ces parties fantômes qui restent vie après vie et qui peuvent entraver, peser… ou alors attendre un meilleurs moment pour se révéler à nouveau ? Toujours est-il que cette plante me fascine par sa grande force. Sérieusement, elle ne ressemble à rien. On dirait une vieille laitue toute flétrie :D. Mais, quelle ténacité !

Je vous parlais de hoodoo au tout début, c’est parce que cette plante est utilisée pour apporter la bonne fortune. Sa capacité à renaître encore et encore y est sûrement pour beaucoup. Comme souvent dans le hoodoo (et la Santeria où elle est aussi populaire), on retrouve une grosse influence catholique. Selon les histoires que j’ai pu retrouver, à la mort de Jésus, la plante aurait mystérieusement desséché et, trois jours après, lors de sa résurrection, elle se serait remise à fleurir. Certaines familles croyantes la transmettraient de génération en génération, la faisant « renaître » lors des fêtes de Pâques. Venant d’une famille catholique, c’est la première fois que j’entends parler de ça et je trouve ça passionnant !

 D’un point de vue pratico-hoodoo-pratique, cette plante peut faire partie d’un rituel de prospérité sur quelques jours (je rappelle qu’il vaut mieux la garder dans l’eau qu’environs 7 jours). Donc, une semaine avant une pleine lune, on peut très bien effectuer son rituel, mettre la plante dans un petit fond d’eau, accueillir l’esprit de la plante, lui faire ses demandes/prières et y ajouter ce qu’il nous semble adéquate (le rituel peut très bien se limiter à seulement mettre la plante dans l’eau). A la plein lune, on ferme le rituel, on récupère l’eau, on peut mettre au centre de la plante une pétition, un objet ou tout autre voeux et on laisse sécher la plante. Elle va se refermer sur l’objet, le gardant en son sein comme ses petites graines. Lorsque vous avez obtenu ce que vous vouliez, remettez la plante dans l’eau, enlevez l’objet et remerciez-la par une offrande.

L’eau où ont trempé les racines de la rose de Jéricho a les vertus de la plante en plus concentré. On peut l’utiliser sur la porte de son commerce afin d’attirer le client, sur des objets/talismans, il n’y a pas trop de limite à son utilisation.

Pour ma part, j’ai placé ma plante sur l’autel de mon foyer et je vais bientôt la rendormir. La prochaine fois qu’elle se réveillera, ça sera dans un nouveau foyer où le vent l’aura déposé :).

* Description tirée du site ferme-des-peupliers.fr
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s