Chamanisme

Se recoudre et remonter le fil

(Troisième article en trois jours, promis après je me calme ! 🙂 )

Peu importe la petite étiquette que l’on se met dessus (ou pas), un jour on s’écroule et il ne tient qu’à nous de nous reconstruire. Je vais vous raconter ma rencontre avec une figure mythique des contes russes : Baba Yaga, et l’enseignement que j’en ai reçu. C’était il y a quelques semaines après un énième tsunami dans la tronche particulièrement vicieux.

Quand vous vous mettez à voire une divinité partout, c’est, en général, qu’elle vous invite à venir prendre le thé… si vous l’osez. Baba Yaga fait partie de mes personnages préférés des contes de fées. Bien sûr que j’ai osé ! 😀 Ni une ni deux, je me suis préparée pour un beau voyage dans les forêts russes enneigées et obscures.

Le conte de Vassilissa la Belle a été mon inspiration pour cette méditation/voyage. Je me suis imaginée rentrer dans la forêt, de plus en plus profondément jusqu’à arriver au pied de la fameuse maison montée sur une patte de poulet et bardée d’os. J’ai toqué à la porte et demandé de l’aide. Point de thé ni de nieulles pour moi… direct au charbon ! Elle m’a fait tout nettoyer, récurer, ranger. D’abord l’extérieur de la maison, puis l’intérieur. Une fois fait, elle m’a dit d’aller à la rencontre de mes 33 années (j’en ai 34) (et toujours pas de thé ni de gâteaux!). Je suis donc allée retrouver la Brume de mes 33 ans, puis celle de mes 32 ans, etc… Avec chacune, revenaient à la surface une série de bons et de mauvais souvenirs, de regrets et de joies, de moments marquant et des petits détails oubliés. Chacune avait un message à me transmettre et chacune me tendit à la fin un bout de tissu, tout petit ou immense, parfois troué, déchiqueté, avec des brillants à paillettes, aux motifs totalement différents. Je suis remontée ainsi jusqu’à ma naissance, autant vous dire que c’était long mais passionnant (donc si vous voulez essayer, prévoyez du temps). Puis je suis revenue chez Baba Yaga, les mains pleines de tissus, les yeux rouges et la morve au nez (attendez de vous voire bébé entrain de gazouiller ! 😛 ).
La prochaine étape était de recoudre tout ça, tous ces petits bouts de moi, puis de remonter le fil. Je ne pense pas qu’il y ait une façon de faire, personnellement je suis partie de l’idée d’une nappe. Tout en cousant (je couds super bien en méditation, c’est fou ! XD), je remontais le fil, notais les directions prises, les choix de ma vie jusqu’au centre de la nappe et retrouver là le sens de ma vie ou, en tout cas, l’essence. Une fois des réponses obtenues (jamais celles qu’on cherchait au départ, évidemment !), Baba Yaga m’a foutu à la porte (qu’on ne me parle plus de l’hospitalité russe !!).

Revenue dans notre bonne vieille réalité, j’ai eu envie de matérialiser ce « boubou de guerre » comme pourrai le nommer Clarissa Pinkola Estés. Bizarrement, IRL, j’avais perdu mes supers talents de couturière mais à coeur vaillant rien d’impossible et je me suis lancée !

Même si c’est toujours le foutoir dans ma vie, cette expérience (de saison) m’a permis de faire un check up et de me recentrer sur ce qui est important aujourd’hui. Un point après l’autre, inutile de se presser :).

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5 thoughts on “Se recoudre et remonter le fil”

  1. Je suis comme toi, une grande fan de la Baba Yaga (origines russes obligent …) et j’adore cette idée de méditation. Tu dois en être ressortie profondément grandie 🙂
    Merci de ce partage !

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